Thèmes

moi monde sur center place vie belle fond enfant coeur

Rechercher
Derniers commentaires

effectivement très beau
Par Anonyme, le 10.11.2015

sentimentale émotion
Par Anonyme, le 24.02.2012

magnifique
Par Anonyme, le 22.02.2012

Articles les plus lus

· Anonymat
 

Statistiques

Date de création : 21.11.2011
Dernière mise à jour : 23.03.2021
4 articles


Maman

Publié le 22/02/2012 à 00:34 par heolebrel Tags : monde sur center place vie belle fond enfant
Maman

 

¨.

.

 

Quelle belle rencontre que la nôtre…

 

C’est écrit là sur la jolie coupe de champagne décorée pour toi, par mes mains qui appellent une réponse, une expression sur ton visage, un soupçon d’acquiescement. Tu n’as pas vu, tu passes sur les lettres d’un geste opaque et poliment dévastateur.

 

Mon monde intérieur t'échappe et ta fuite me rattrape au plus profond de mon cœur orphelin de toi.

Toi. Que je vois . Que j’entends. Que le je lis parfois. Sans jamais atteindre.  Sans jamais toucher. Sans jamais sentir. Tu restes mon plus grand et plus douloureux mystère.

 

Je tiens de toi, cette capacité à méconnaitre le fil sacré qui me lie à mon propre enfant, à m’extraire de ma place, de ma dimension maternelle à des moments où la demande d’amour me submerge et m’engloutit, dans une spirale où je me sens me dissoudre à ce qui me tient debout, dans ce monde qui m’observe sans répit. Qui est parti en oubliant de m’expliquer…

 

Quelle belle rencontre que la nôtre..

 

Rien n’est plus doux à mon oreille que les mots que ta voix abrite parfois et qui se posent calmement à l’endroit réservé pour eux, au cœur de ma peur de vivre. "La vie est longue " répètes-tu, la vie est longue et il est bon de ne pas retenir ses choix, de ne pas subir ce qui prive du sentiment de liberté intérieure.

 

Mamannnnnnnnnnnnnnn……

 

Maman. MAMAN..

 

Est-ce que ça se dit encore. Est-ce que ça résonne encore quelque part. Autre part qu’au fond d’un lit creusé au milieu, lourd, de mes déserts nocturnes.

 

La petite jupe plissée bleue et l’odeur de la laque qui donnait à ta jolie mèche la forme des pinces qui la dessinaient, ont disparu dans le naufrage de mon enfance illusoire et le reste s’est détricoté le temps d’un mouvement de tête. La vie est une arnaque. Les malabars n’ont jamais été roses et tout passe et s’efface tel un rêve qui ne laisse rien. Rien à emmener ou l’on s’en retourne.

 

Quelle Belle. Belle rencontre que la nôtre.

 

Quoi qu’il en soit.

 

Et s’il ne doit rester que peu. Il restera cela.

 

Il restera toi.

 

Au-delà de tes choix.

 

 

Au-delà de ton éternelle inaccessible présence.

 

 

.

Commentaires (2)

Anonyme le 22/02/2012
magnifique


Anonyme le 24/02/2012
Sentimentale émotion


Ecrire un commentaire